Výzva | Napětí: Tradice/Inovace – Autenticita/Odcizení

34. Letní škola Asociace Jana Husa

Organizující instituce: Ústav filozofie, SAV a Katedra románskych jazykov a interkultúrnej komunikácie Fakulty aplikovaných jazykov Ekonomickej univerzity v Bratislave.

Kdy: 1.–5. července 2026
Kde: Smolenice (Slovensko)
Pracovní jazyk: francouzština
Deadline pro odevzdání přihlášek: 31. března 2026

Koordinační tým:
Andrea Tureková (andrea_turekova@yahoo.fr)
Róbert Karul  (robert.karul@savba.sk)

Abstrakt 

Les tensions et les conflits entre innovations et traditions, entre authenticité et aliénation, sont un problème caractéristique de la modernité, dont les formes ont considérablement varié selon les époques. Le discours philosophico-existentialiste et phénoménologique prend au sérieux l’individu, la subjectivité et la perspective à la première personne, mais il est en même temps conscient de la situation de l’individu dans des structures historiques concrètes. L’individu moderne est, d’une part, confronté au défi d’être lui-même et, d’autre part, il désire appartenir quelque part et faire des choses ensemble avec les autres.
Les philosophies qui placent l’individu au centre de leurs réflexions considèrent souvent avec suspicion la relation de chacun à la tradition et aux structures créées au fil de l’histoire. Elles insistent principalement sur la nécessité pour l’individu de se choisir lui-même, de façonner consciemment son existence et de ne pas se laisser « dépouiller de son moi » par les autres (S. Kierkegaard). Lorsque cet effort est couronné de succès, nous pouvons qualifier sa
vie d’authentique, de libre et de personnelle : elle est sa propre création. Dans ce contexte, les philosophies en question problématisent le mode d’existence historiquement formé et donc
adopté, dans lequel l’individu n’est pas guidé par sa propre volonté et son inspiration, mais agit selon les exigences de l’environnement social. La vie de l’individu est alors considérée comme aliénée et inauthentique : l’individu se perd et se dissout dans des abstractions fondées sur la tradition. Ses relations avec les autres se détériorent également : il tend vers des relations instrumentales, en accord avec des règles et des normes, plutôt que vers des relations personnelles et essentielles.
Il n’en reste pas moins que les philosophies modernes axées sur l’individu ne considèrent pas l’adoption de ce qui a été transmis uniquement comme quelque chose de négatif. Dans certains contextes, elles considèrent ce processus comme neutre, voire positif. Dans le premier cas, elles reconnaissent la place légitime des contenus et des méthodes traditionnelles dans les situations où l’individu ne décide pas de l’orientation existentielle de sa vie, mais participe seulement aux rituels du quotidien. Or là aussi, l’individu est appelé à fixer des limites à l’influence de cet « on » anonyme. Dans le second cas, les traditions qui peuvent soutenir la formation de soi et le développement de relations essentielles sont considérées de manière positive. L’individu intègre alors la tradition dans sa quête d’authenticité. Cela est possible parce que la tradition en question n’exige pas une subordination aveugle à la masse. En faisant partie de son propre enracinement, une telle tradition peut même contrebalancer les règles et les normes qui visent à absorber l’individu dans la masse. La question fondamentale reste la suivante : comment l’individu doit-il s’orienter par rapport aux contenus et aux méthodes traditionnels dans les conditions changeantes de la
modernité ? Comment doit-il évaluer les traditions – doit-il les accepter ou les rejeter ? Comment doit-il les modifier s’il les accepte, afin qu’elles soient en accord avec sa quête d’une existence authentique ? En philosophie, mais aussi en littérature, en histoire de l’art ou dans d’autres domaines de recherche en sciences humaines, ces questions se posent avec autant d’insistance que d’actualité.

Poplatky:
100 euros – Vyučující a výzkumník.ice
50 euros – doktorand.ka
Platební podmínky budou sděleny později.