Tous les articles par Adela Landova

CEFRES Mobility Grants Winners – Year 2020-2021

The interdisciplinary selection jury of the CEFRES mobility grants auditioned 12 candidates on May 27, 2020. It congratulates all the candidates for the high quality of their file and their hearing.

After deliberating, the jury have decided as follows:

Platform CEFRES Grants
  • Ekaterina Zheltova (Charles University, FSV): Between the Northern Epirus and Chameria: Political, cultural, and linguistic imaginaries in the Albanian-Greek borderlands
Young Fellows Grants
  • Felipe Kaiser Fernandes (EHESS): Le marché au quotidien : les défis d’une ethnographie du « marché »
  • Mert Kocak (CEU): Transnational Governance of Displacement, Sexuality and Gender Identity: UNHCR as the Main Actor in Creating a Legal Basis for Asylum-Seeking for LGBT Refugees in Turkey
Waiting list
  • 1. Nikola Ludlová (CEU): Roma as an Object of Science and State Polices. Knowledge and Citizens in the Making in Post-war Czechoslovakia, 1945–1989
  • 2. Véronique Gruca (Univ. Paris-Nanterre): Chamanisme, mort et mines en Mongolie post-communiste
The following candidates are proposed to become « associated fellows » to CEFRES for the year 2020-2021:
  • Adrien Beauduin (CEU): Réarticulations de genre, sexualité, race et classe dans la droite radicale
    populiste en Tchéquie et en Pologne
  • Véronique Gruca (Univ. Paris-Nanterre): Chamanisme, mort et mines en Mongolie post-communiste
  • Lukáš Kotyk (Charles University, FSV): Nonhierarchical Model of Project Governance
  • Nikola Ludlová (CEU): Roma as an Object of Science and State Polices. Knowledge and Citizens
    in the Making in Post-war Czechoslovakia, 1945–1989
  • Tereza Sedláčková (Charles University, FSV): Multiple bodies in the context of vaccination as a medical practice

AAC : Contrat doctoral international sur la figure de l’orphelin en Europe centrale au XXe siècle

AAC : Contrat doctoral international de 3 ans – ‘Sans famille’ en Europe centrale : Réinventer l’orphelin de l’ère fasciste à l’ère socialiste

Date-limite de dépôt des dossiers (sur le portail emploi du CNRS) : 30/06/2020
Entretiens sur visioconférence : 6-8/07/2020
Début du contrat : 1/10/2020
Durée du contrat : 36 mois
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel
URL

Le ou la candidat(e) retenu(e) s’inscrira en doctorat à Sorbonne Université (faculté des lettres) et intégrera l’Ecole doctorale « Civilisations, cultures, littératures et sociétés » (ED 4). Il ou elle sera rattaché(e) à l’UMR Eur’ORBEM « Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane » (CNRS, Sorbonne Université, UMR 8224). Le projet s’inscrit dans les axes de recherche « Histoire, mémoire, identités, conflits » et « Arts et transculturalité ». Eur’ORBEM est une unité de recherche pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales qui rassemble des spécialistes des pays d’Europe centrale, orientale et balkanique. La thèse sera encadrée par Clara Royer, MCF habilitée à diriger des recherches, spécialiste des cultures d’Europe centrale à Sorbonne Université. Le ou la doctorant(e) participera à la vie scientifique de l’équipe.

Le contrat doctoral est assorti d’une obligation de mobilité en Europe centrale. Le ou la doctorant(e) effectuera cette mobilité, de préférence 3 mois par an, pour la collecte des sources (archives) nécessaires à sa recherche. En fonction du terrain retenu par la thèse, cette affiliation supposera des déplacements dans au moins un pays dit de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). Durant cette période de mobilité il/elle sera accueilli(e) par le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES – USR 3038 CNRS-MEAE), basé à Prague, en République tchèque. Le CEFRES est une Unité mixte des instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE) sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du CNRS. Il fournira un soutien administratif et logistique et constituera un environnement scientifique stimulant grâce à sa plateforme collaborative en SHS avec l’Université Charles et l’Académie tchèque des sciences de même qu’à travers son réseau scientifique avec les pays de Visegrad.

Les candidatures sont à déposer sur le portail emploi du CNRS.

Voir le descriptif du projet, les conditions d’éligibilité et les éléments du dossier de candidature sur le portail emploi du CNRS : https://emploi.cnrs.fr/Offres/Doctorant/UMR8224-CLAROY-001/Default.aspx.

In Englishhttps://emploi.cnrs.fr/Offres/Doctorant/UMR8224-CLAROY-001/Default.aspx?lang=EN

300 jours de détention pour Fariba Adelkhah

Nous sommes confinés depuis 20 jours. Fariba Adelkhah, chercheuse au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris, est en prison depuis 300 jours en Iran. En affichant son visage sur le site des institutions universitaires et des équipes de recherche d’Europe et d’ailleurs, nous voulons manifester le soutien de la communauté scientifique et inciter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour sa libération.

Fariba est en danger. Nous devons agir d’urgence pour elle.

©Stéphanie Samper

AAC : Construction d’un « soi socialiste »? Le rôle des sciences « psy » dans les Etats communistes du bloc de l’est (1948-1989)

Journée d’étude internationale

Lieu : Prague
Date : 6 novembre 2020
Date-limite d’envoi des candidatures : 30 juin 2020
Contact : jakub.strelec@fsv.cuni.cz
Organisateurs : CEFRES, Institut d’histoire contemporaine de l’Académie tchèque des sciences, Collegium Carolinum de Prague

Jusqu’à très récemment, l’histoire des sciences « psy » sous les régimes communistes de l’ancien bloc de l’Est, a été soit négligée, soit considérée comme étant un simple reflet des politiques soviétiques mises en place pour propager la  pensée du matérialisme dialectique, et les enseignements d’I.P. Pavlov. Cependant ces dernières années la situation a largement évoluée : l’histoire des sciences « psy » dans l’Europe communiste est devenu un champ de recherche actif et en constante évolution, couvrant une variété de sujets allant de l’histoire transnationale de la psychiatrie, à l’histoire du contrôle social et de la criminalité. Dans le sillage de la recherche post-foucaldienne, plusieurs historiens et autres universitaires ont commencé à s’intéresser aux relations entre les sciences « psy » et ‘l’art de gouverner’ propre au communisme. A ainsi commencé à être révélé le rôle des sciences « psy » dans les dictatures communistes, au sein d’un système plus large encore de biopolitiques et de ‘technologies de soi’. En outre, tirant son inspiration des ‘études en science et en technologie’, beaucoup de ces travaux ont pour objectif d’analyser le savoir et les pratiques des sciences « psy » dans leur relation avec des réseaux complexes d’acteurs et d’objets.

Donnant suite à ces récentes perspectives, cette journée d’étude souhaite réunir des chercheurs dont les travaux sont consacrés à l’histoire des sciences « psy » dans l’Europe communiste. Le premier objectif est de soumettre à la discussion les approches, les sujets, et les thèmes des recherches en cours concernant le rôle des sciences « psy » dans les États communistes de l’ancien bloc de l’Est. Le second sera de baliser les problèmes et les questions dont devront se saisir ces recherches à l’avenir.

Nous sommes intéressés par toutes propositions traitant de l’histoire des sciences « psy » dans l’Europe communiste, issues d’approches méthodologiques plurielles ; néanmoins nous souhaitons tout particulièrement nous centrer sur les questionnements et aspects suivants :  

Les sciences « psy » entre l’Est et l’Ouest : circulations des idées et des pratiques

  • Comment les experts de ces sciences en Europe de l’Est produisaient-ils savoirs et pratiques ?
  • Les experts des sciences « psy » prenaient-ils part à des discussions avec leurs confrères d’autres parties de l’Europe, ou travaillaient-ils de manière autonome ?
  • Les experts d’Europe de l’Est étaient-ils plus influencés par leurs traditions scientifiques nationales, ou par des tendances et pratiques globalisées ?
  • Y avait-il un forum afin d’échanger les idées et les théories ?
  • Quel rôle ont eu les conférences internationales dans la construction des savoirs de ces experts ?

Création d’un ‘soi socialiste’ : sciences « psy », identité et politique

  • Comment les savoirs et pratiques des sciences « psy » ont-ils construit le ‘soi’ du peuple sous les régimes communistes ?
  • Comment le concept de ‘personnalité socialiste’ a t’il été bâti et comment fonctionnait-il (par exemple dans les établissements psychiatriques, à l’école ou à l’armée) ?
  • Le discours des sciences « psy » était-il plutôt assujettissant ou valorisant ?
  • Quelles types de ‘techniques du ‘soi’ les sciences « psy » créaient-elles, et dans quelle mesure les individus les intériorisaient-ils ?
  • Comment les sciences « psy » ont t’elles façonnées ‘l’art de gouverner’ communiste ?

Réguler la société communiste : les sciences « psy », la sécurité et le contrôle social

  • Quel type de comportement était perçu comme ‘anormal’ ou ‘antisocial’, et comment était-il traité par les experts « psy » et l’État ?
  • Comment les savoirs et pratiques des sciences « psy » influençaient-ils la criminologie et la pénologie socialiste ?
  • Comment la ‘médicalisation’ du crime a-t-elle été intégrée dans le système criminel socialiste ?
  • Dans quelle mesure les sciences « psy » ont-t-elles été mêlées aux campagnes de santé publique menées par l’État socialiste ?

Nous accueillons des contributions à différents stades de recherche (ébauche, présentation d’un article ou travail achevé). Veuillez s’il vous plaît, nous envoyer une courte biographie (env. 150 mots) et un résumé de votre papier (pour une intervention de 20 minutes) avant le 30 juin 2020. La journée d’étude sera tenue en anglais.

Les coûts de déplacement et d’hébergement peuvent être assurés aux participants n’ayant pas la possibilité d’être remboursés par leurs institutions.

Organisation: Jakub Střelec (FSV UK / CEFRES)

Comité scientifique
  • Jérôme Heurtaux (directeur du CEFRES)
  • Adéla Gjuričová (ÚSD AV ČR)
  • Johannes Gleixner (Collegium Carolinum, Prague)

AAC : Prix spécial Plateforme CEFRES 2021

pour le Meilleur Article (publié en anglais ou en français) en sciences sociales et humaines dans le cadre du Prix Jacques Derrida 2021

Date limite des candidatures : 25 avril 2021
Montant du prix : 213 CZK (i.e. 9 261 CZK)
Cérémonie de remise officielle : 30 septembre 2021
Langue de la candidature : anglais

Ce Prix spécial fait partie du Prix Jacques Derrida mis en place par M. Karel Janeček et l’Ambassade de France en République tchèque destiné à récompenser les travaux de doctorants tchèques en sciences humaines et sociales pour les travaux de recherche réalisés au cours de leur doctorat.

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Au-delà de 1989 : Promesses et désillusions après les révolutions

Colloque international « Au-delà de 1989 : promesses et désillusions après les révolutions », Prague, 6-7 décembre 2019

Les 6 et 7 décembre 2019, le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES) a organisé, avec la Faculté des Lettres et la Faculté des Sciences sociales de l’Université Charles, ainsi qu’avec l’Institut d’histoire contemporaine de l’Académie tchèque des sciences, un colloque international intitulé « Au-delà de 1989 : promesses et désillusions après les révolutions ». Ouvert de manière exceptionnelle par les discours du ministre des Affaires étrangères de la République tchèque, M. Tomáš Petříček, et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, M. Jean-Yves Le Drian, sur les héritages de 1989 en Europe et les enjeux de souveraineté européenne et de sécurité, ce colloque a réuni plus de 300 personnes (étudiants, universitaires, diplomates, etc.).

2019 est un moment commémoratif majeur pour l’histoire de l’Europe. Quatre thématiques principales ont été explorées cette année dans les milieux académiques : la genèse de l’effondrement du communisme, le « moment 89 », la postérité de 1989 et les conflits mémoriels, le bilan des trente ans. Le colloque de Prague s’est inscrit dans la continuité de ces questionnements en proposant un élargissement dans le temps et dans l’espace et en envisageant les phénomènes post-révolutionnaires dans une visée comparative. Le trentième anniversaire est en effet une occasion unique de penser aux expériences révolutionnaires et aux changements de régimes dans divers contextes historiques. L’angle choisi a été d’étudier les après-révolutions et en particulier les émotions, les représentations et les interprétations paradoxales que ces moments historiques produisent. Le but était donc de réinterroger la notion de révolution à travers les pratiques et les narrations qui concourent aussi bien à sa promotion qu’à son rejet.

Outre la séquence inaugurale à laquelle ont participé les ministres français et tchèque des Affaires étrangères, le colloque a été introduit par Lenka Rovná, vice-rectrice aux affaires européennes de l’Université Charles, Miroslav Vaněk, directeur de l’Institut d’histoire contemporaine de l’Académie tchèque des sciences, et Jérôme Heurtaux, directeur du CEFRES. Après avoir mentionné la genèse de cette conférence, M. Heurtaux a rappelé qu’elle faisait partie d’un cycle de trois conférences internationales organisé conjointement avec le Centre de civilisation française et d’études francophones de l’Université de Varsovie, le Centre de civilisation polonaise à Sorbonne Université et le Centre parisien de l’Académie polonaise des sciences. Le premier colloque s’est tenu à Paris en juin 2019 (Revisiter l’événement 1989 en Europe centrale. Marges sociales, pratiques d’écriture, nouvelles archives) et le second à Varsovie en septembre 2019 (1989 Contested Legacies. The Challenges of the Ideological, Institutional and (Geo)political Heritage). 

La conférence s’est poursuivie par les keynote speeches d’Adéla Gjuričová sur les inégalités de genre avant et après la chute des régimes communistes, et de Georges Mink, qui a proposé de revisiter 1989 comme un spectateur engagé de ce moment particulier de l’histoire européenne. Une table-ronde sur un bilan de l’intégration dans l’Union européenne, offrant des points de vue différents et complémentaires (Ivo Šlosarčík, Marie-Elizabeth Ducreux, Marion Van Renterghem, Michael Žantovský) a conclu cette première journée.

La seconde journée a débuté par le keynote speech de Michal Kopeček, qui a revisité les trente dernières années sous l’angle de l’histoire des idées, et s’est poursuivie avec deux sessions académiques, l’une sur le thème « Promouvoir les révolutions », l’autre sur « Les désillusions après la révolution ». Ces deux sessions ont donné à voir la diversité des approches possibles et ouvert un dialogue comparatif entre les expériences postcommunistes et celles du Monde arabe suite à la chute des régimes autoritaires en 2011. Une session doctorale permettant d’entrevoir les thèmes abordés par la « jeune recherche », ainsi que la projection du documentaire d’Anna Szczepanska « La chute du Mur a commencé en Pologne » (LOOKSfilm/Arte-NDR, 2019), à l’Institut français de Prague, ont conclu cette conférence placée sous le sceau de la richesse des thématiques et de la diversité des formats.

Organisé à l’initiative de l’UMIFRE CEFRES (Centre français de recherche en sciences sociales, fondé à Prague en 1991) conjointement avec l’Université Charles et l’Académie tchèque des sciences, ce colloque est pour le CEFRES son événement public majeur de l’année 2019. Il illustre l’excellente coopération du trio formé par le CEFRES avec l’Université Charles et l’Académie des sciences, réuni depuis 2015 dans une « Plateforme CEFRES » dont la convention vient d’être prolongée pour cinq ans. Cet événement franco-tchèque souligne la qualité des relations des deux pays dans les milieux académiques et la reconnaissance de la place du CEFRES comme centre de recherche et de réflexion au cœur du quadrilatère de Visegrád.

Ce colloque a en outre une dimension centre-européenne, puisqu’il mobilise des institutions polonaises et des chercheurs polonais et slovaques. Il a également une dimension européenne au sens large, impliquant une équipe de recherche financée par un grant du Conseil européen de la recherche (l’équipe « Tarica » spécialisée sur les révolutions arabes) et mobilisant des chercheurs d’autres pays européens (Italie, notamment). Le colloque a réuni quarante-deux participants issus de six pays. Il a eu pour partenaires sept autres institutions, dont l’Institut français de Prague.

Voir le compte-rendu de l’Université Charles :https://cuni.cz/UK-6311.html?news=9058&locale=cz&fbclid=IwAR0-xX9BRjWVH0arh-UX4zL3cEQK1oNxdMImh7qZkyH3sfkxzsuYmgkPcOw

La vidéo du 6 décembre (discours des ministres, keynote speakers, table-ronde) :