Mémoire, langue et fabrication informelle de livres chez les populations arméniennes et palestiniennes et les femmes au Liban
1ère session du séminaire organisé au sein du projet Liens de papier. Fabriquer des livres pour ses proches, ses amis et soi-même en Europe et au Moyen-Orient contemporains développé dans le cadre du programme Tandem CNRS / AV ČR soutenu par l’Académie tchèque des sciences, le CNRS et le CEFRES.
Date : 1er avril 2026, 10 h
Lieu : CEFRES, Na Florenci 3, Prague 1 et en ligne (pour obtenir le lien, écrivez à cefres@cefres.cz)
Langue : anglais
Intervenant : Ali Al-MOUSSAOUI (CEFRES / Université Charles)
Discutante : Myriam CATUSSE (Institut de recherche sur le Maghreb contemporain / CNRS)
Résumé
Cette recherche examine les liens entre création informelle de livres, mémoire collective, diaspora et la pratique féministe au sein des communautés déplacées au Liban. L’étude se concentre spécifiquement sur les populations palestiniennes et arméniennes, en mettant principalement l’accent sur les contributions des femmes, afin d’explorer comment les pratiques non traditionnelles de fabrication de livres constituent des outils essentiels pour l’expression de l’identité et la résistance contre l’effacement culturel. En mettant au jour les méthodes et les nuances linguistiques inhérentes à ces documents informels, le projet met en lumière la manière dont ces communautés consignent leurs expériences vécues et transmettent leurs savoirs et leurs récits.
Cette étude s’inscrit dans le contexte démographique et historique particulier du Liban, un pays marqué par des histoires entremêlées de déplacements de population et de sectarisme, qui créent un environnement unique pour la construction de la mémoire. Sa recherche associe plusieurs méthodes qualitatives combinant le travail ethnographique sur le terrain et l’analyse textuelle, visuelle et discursive. Ce cadre permet d’examiner de manière détaillée et exhaustive l’édition informelle en tant que vecteur d’action politique et sociale.
Cette recherche s’inscrit dans le cadre du projet « Liens de papier : Fabriquer des livres pour ses proches, ses amis et soi-même en Europe et au Moyen-Orient contemporains ». Elle apporte une contribution aux débats scientifiques actuels en s’attaquant au fossé qui sépare l’histoire archivistique officielle et la nature éphémère de la production diasporique. En définitive, cette étude considère la création informelle de livres comme une stratégie radicale de survie, de construction de la mémoire et de continuité historique.
Voici le programme complet du séminaire Liens de Papier ici.