L’exil armé dans la renégociation des récits nationaux

Les « armées en exil » polonaises et la « résistance tchécoslovaque à l’étranger ». 1938-1948

3ème session du Séminaire interne du CEFRES 2025-2026
Par la présentation de recherches en cours, l’objectif du Séminaire du CEFRES est de soulever et de soumettre à la discussion des questions de méthodes, d’approches ou de concepts, dans un esprit pluridisciplinaire, permettant à chacun de croiser ses propres perspectives avec les travaux présentés.

Date : mardi 11 novembre 2025, 16 h 30
Lieu :
bibliothèque du CEFRES, Na Florenci 3, Prague 1 et en ligne (pour obtenir le lien, écrivez à cefres(@)cefres.cz)
Langue : anglais

Intervenant : Adam AKSNOWICZ (CEFRES / CEU)
Discutante :
Johana KŁUSEK (Institut d’ethnologie, AV ČR)

Résumé

Adam Aksnowicz présentera certains thèmes de sa recherche de doctorat, provisoirement intitulée Vers quelle Patrie ? Armées (trans)nationales en exil et renégociations des récits nationaux polonais et tchécoslovaques, 1938-1948. Cette recherche analyse les complexités historiques, les trajectoires divergentes et l’héritage persistant des « armées en exil » polonaises établies sur les territoires français, britannique et soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Adam Aksnowicz remet en question les historiographies nationales-patriotiques dominantes et les modèles conceptuels traditionnels en s’appuyant sur des approches globales, transnationales et comparatives qui lui permettent de montrer les implications géopolitiques larges de l’exil militaire polonais et d’analyser la position symbolique et culturelle prééminente des armées en exil dans la renégociation de la nation, de l’État et de la patrie.

Adam Aksnowicz considère que les chefs militaires ne constituaient pas une simple branche armée subordonnée au gouvernement civil en exil, mais plutôt des autorités parallèles de la représentation nationale en exil, et que leurs armées fonctionnaient comme des centres institutionnels destinés à élaborer et à défendre des projets rivaux de construction nationale et étatique, en vue du retour armé dans la patrie. En établissant des comparaisons avec les cas tchécoslovaques de « résistances à l’étranger » soutenues par l’Occident et l’Union soviétique, il cherche à élargir la question de l’exil politique en Europe centrale et orientale dans le cadre des débats actuels sur l’histoire et la mémoire collective.

Voici le programme complet du séminaire en 2025–2026 ici.