Archives de catégorie : Journée d’étude

AAC: (Trans)missions: les monastères comme lieux de transferts culturels

Une journée d’étude internationale organisée par le Centre d’Études ibéro-américaines de la Faculté des lettres de l’Université Charles (SIAS FF UK), le CEFRES et l’Institut d’histoire de l’art de l’Académie des Sciences de République tchèque (ÚDU AV ČR). La coopération est réalisée dans le cadre du projet de recherche « Cataloging and study of the translations of Spanish and Ibero-American Dominicans ».

Date-limite des propositions (250 mots) : 26 juin 2017
Sélection des participants : 31 juillet 2017
Date & lieu : 25(-26) septembre 2017, Prague
Organisatrices : Monika Brenišínová (SIAS FF UK), Lenka Panušková (ÚDU AV ČR) et Katalin Pataki (CEU/CEFRES)

Le but de cette journée d’étude est de porter l’attention sur l’espace monastique comme objet de recherche multiple dans une perspective globale et interdisciplinaire. Nous invitons des propositions qui s’interrogent sur les façons dont les institutions monastiques ont contribué aux flux et aux échanges de pratiques culturelles et sur la façon dont leur rôle de médiateurs culturels ont façonné leur propre culture matérielle et leur politique territoriale. Nous n’appliquons aucune restriction sur les époques, espaces ou confessions concernées afin de générer un dialogue entre des chercheurs issus de diverses formations disciplinaires.

Pendant des siècles les monastères ont servi de centres d’éducation et de culture. Des œuvres littéraires, des sermons, des traductions et des objets culturels ont été produits entre leurs murs, dont l’usage n’a jamais été voué à l’isolement hermétique du monde extérieur : ils révèlent bien plutôt une politique consciente de structuration de l’espace physique et mental. Les monastères ont gardé des contacts non seulement avec leur environnement immédiat mais se sont également intégrés dans des réseaux intellectuels, spirituels et économiques plus larges tout en interagissant avec divers acteurs de l’ordre séculaire. Ils ont pu tenir lieu de bastions pour les missions culturelles et religieuses qui pénétraient les nouveaux territoires, suscité des interactions interculturelles et interconfessionnelles et facilité les transferts de savoir tandis que leur présence longue sur un territoire pouvait garantir une continuité — ce qui permet d’enquêter sur les changements, réformes et renouveaux qui les impliquent sur la longue durée. Leurs évolutions et transformations ont immanquablement modelé à la fois leurs espaces intérieurs (incluant la culture matérielle et l’architecture) et le paysage environnant ; ainsi, ils ont également contribué à la cristallisation de notions telles que l’identité, les frontières et la migration.

C’est dans ce cadre que nous invitons des propositions sur les champs thématiques suivants :

  • les ordres religieux comme acteurs de la construction de la discipline sociale ; des confessions ; de la colonisation ; des missions culturelles, religieuses et politiques ; des réformes ecclésiastiques et sociales, etc.
  • les monastères comme médiateurs dans la circulation des idées, des biens matériels (objets, reliques, matériaux précieux, drogues médicinales, etc.) ou des pratiques de dévotion, d’éducation, de soins
  • la politique territoriale des institutions monastiques ayant modelé physiquement leur environnement immédiat (i.e., les pratiques agricoles, l’établissement de paroisses, de chapelles, de sanctuaires, etc.) et la perception du paysage dans lequel elles opéraient.

Cette journée d’étude est destinée en priorité aux jeunes chercheurs — doctorants et post-doctorants — désireux d’explorer des perspectives de recherche liées aux thèmes sus-mentionnés par des approches innovantes et de jeter les bases d’une coopération par-delà les barrières nationales et disciplinaires. En même temps, nous souhaitons créer un forum accueillant des spécialistes reconnus de ces questions et circulant des informations sur les projets de recherche en cours, les groupes de recherche académiques et les publications pertinentes.
Les articles tirés des communications pourront être publiés dans la revue académique Ibero-Americana Pragensia. La langue de communication de la journée d’étude sera l’anglais mais les présentations des communications soumises dans d’autres langages (allemand, français, espagnol) peuvent être acceptées.

Pour participer à la journée, merci de nous faire parvenir votre nom, affiliation institutionnelle et une proposition de communication de 250 mots d’ici le 26 juin à l’adresse e-mail suivante : workshopSIASCEFRES@gmail.com. Les candidats seront informés des résultats au 31 juillet.

AAC: L’émergence de l’école commerciale en Europe : contextes sociaux, économiques et scientifiques (1818-1939)

Journée d’étude de la Plateforme CEFRES à destination des jeunes chercheurs  

Date-limite d’envoi des propositions : 28 février 2017
Publication des résultats : 15 mars 2017
Date de remise des communications : 15 mai 2017
Où et quand : au CEFRES, Prague, 6 juin 2017
Langue de communication : anglais

Organisateur : Mátyás Erdélyi (CEFRES & CEU)
Partenaires : CEFRES et Département de sociologie historique de la Faculté des sciences humaines de l’université Charles

Discutants confirmés : Marianne Blanchard (Université de Toulouse, ESPE Midi-Pyrénées /CERTOP) ; Marcela Efmertová (ČVUT) ; Jiří Hnilica (Faculté de pédagogie, université Charles) ; Victor Karady (Central European University)

Veuillez envoyer votre proposition incluant un titre, un résumé de 400 mots et un bref CV académique à : matyas.erdelyi@cefres.cz. Quelques nuitées à Prague pourront être prises en charge.

Appel à communication (en anglais)

The emergence of business or trade education makes an essential, although seldom recognized, part of the overall modernization of European societies in the nineteenth century. The significant growth of business schools in the middle of the nineteenth century can be directly connected to the second phase of industrialization and, consequently, to the growing needs of a professionally trained workforce in industry and trade. The present workshop is interested in the history of all types of business education – schools teaching uniquely business courses and other vocational-technical schools offering business courses (e.g. the Technische Hochschulen). It thus seeks to provide a comparative overview of the emergence of business education in its historical context focusing on the following problem areas: the business school in the educational field, its economic context, its social environment, and its scientific pretensions in the Europe between 1818 and 1938.

The workshop will bring together junior researchers (PhD candidates and early career researchers) engaged in the field of the history of science, social history, economic history, the history of ideas, or sociology.

A) The Institutionalization and Systematization of Business Education 

In the educational context, the emergence of business education can be studied in relation to the general systematization of secondary and higher education, as part of the social transformation of the educational system in the nineteenth century, and as one of the main forms of institutional diversification. We are interested in case studies of institutions and national systems of business education that reflect upon the historical development and the functioning of business schools, the legislative, economic, cultural environment of their foundation, the origins of the curriculum, the transfer and influence of institutional patterns in the European context, the conflict between state and private institutions, the professionalization of business education (professional associations, teacher training colleges, professional journals, publication of textbooks), and the scope of the business schools and their positioning in relation to other forms of education.

B) The Business School in the Economic Context

This problem area seeks contributions that address the following general questions: what is the contribution of business education to economic transformation, industrialization, and the rise of capitalism? How business methods influence the cognitive content of vocational education; how the connections between the business school and the world of business could be comprehended (direct involvement of businessmen in the management of schools, recruitment patterns in business favoring or not favoring certain qualifications, professors co-employed in schools and business enterprises)? What are the career patterns of business school graduates and how to analyze the connection between the emergence of the large enterprise, the separation of ownership management, and the rise of vocational education?

C) The Business School in Society

The main concept here is the social transformation of secondary and higher education, which refers to the social functions the educational system performed in the frame of larger social change (mobility, social legitimation, etcetera). The aura of secondary and higher education could enhance the social recognition of certain professions (most importantly trade); and most business schools became an important avenue of social mobility as it granted access to secondary education and provided bourgeois social prerogatives to its graduates. We invite contributions dealing with recruitment patterns of business schools (social and denominational) in relation to other educational institutions, the social representation and prestige of the school, the business school as an avenue of mobility, its function in the shift from an emphasis on hereditary rights to meritocracy, the evaluation of the gender proportions in business schools.

D) The Business School and Science

This section of the workshop concentrates on the status and production of knowledge transmitted in business schools. Their emergence is intertwined with a claim over the scientificity of the ‘sciences of trade’ (sciences commercialesHandelswissenschaftenobchodní naukakereskedelmi tudományok). However, there is an increasing gap between the theory and practice of business in the educational setting. It is not by chance that contemporaries vehemently discussed whether the instruction of business and trade should be comprehended as a Bildung or as a vocational training. Contributions may address the following problem areas: how the scientificity of business management is enhanced through the educational system and vice versa; how to conceptualize the contention between theoretical knowledge and practical skills in the field of business education; how the interaction of scientists and business reshape scientific epistemologies, methods, and tools; who the agents are and where the knowledge production of business management takes place.

Le quartier urbain : un thème de recherche dans une perspective interdisciplinaire

TEMAUne journée d’étude jeunes chercheurs sur le « quartier urbain », organisée par Pr. Luďa Klusáková, Institut d’histoire mondiale, Faculté des lettres de l’Université Charles. Les contributions des jeunes chercheurs sont discutées par Lydia Coudroy de Lille.

Date et lieu : 16 mars 2016 au CEFRES, Na Florenci 3, salle de conférences, bâtiment C, 3e étage.

Programme

10h
Pr. Lydia Coudroy de Lille (Université Lumière, Lyon): Introduction – Comment conceptualiser la notion de « quartier urbain ». Approche de recherche.

11h
Mgr. Natallia Linitskaya, doctorante en 4e année : Between city and work shops: house, job and leisure in the tractor work shops neighborhood in Minsk, 1946-1960s.

12h
Mgr. Tereza Horáčková, doctorante en 1re année : Les Vietnamiens à Prague :  « SAPA » – un espace de cohésion socio-culturel et des économies informels.

13h Déjeuner

14h
Pr. Luďa Klusáková : Urban district in the perspective from the TEMA network.

14h20
Anna Pestova (MA TEMA 1re année) : Gentrification projects Užupis (in Vilnius) and Kalamaja (in Tallinn).

15h
Stesha Sashnikova (MA TEMA 2e année) :  Creation of new public places as an important direction of urban development of Petrograd district in the beginning of the 20th century.

15h30
Sami Bayram (MA TEMA 2e année) : The Role of Public Institutions in the transformation of Pera into a cultural district of Istanbul.

16h
Conclusions.

L’Europe centrale aux carrefours

Journées doctorales de Prague co-organisées par « Passages » (Eur’ORBEM, Paris Sorbonne), le CEFRES et la Faculté des lettres de l’Université Charles.

Date et lieu : 14 et 15 avril 2016, au CEFRES et à la FF UK.
Langues : français et anglais.
Date limite de soumission des interventions (titre) : 15 décembre 2015. Un résumé de l’intervention est à fournir pour la fin janvier 2016.

Argumentaire

Ces deux journées doctorales praguoises ont pour ambition de proposer un panorama de l’Europe centrale à travers les transferts culturels et l’intertextualité, en considérant les liens que les pays de cette région ont entretenu avec le reste de l’Europe, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est : ils assurent ainsi un rôle pivot dans l’organisation de l’espace géopolitique, mais aussi littéraire et culturel européen. La capitale tchèque occupe ici une place toute particulière, puisque les expressions programmatiques désignant Prague comme la « capitale magique de l’Europe » chez le surréaliste André Breton, ou la Bohême comme le « joyau de la ceinture de la vierge Europe » chez le romantique Clemens Brentano illustrent assez, à diverses époques, ce rôle que joue la région dans la spatialisation de la littérature et des programmes poétiques européens, dont elle serait à la fois un laboratoire et un réservoir d’inspirations et d’impulsions. Cet « import-export » d’influences politiques, sociales et culturelles caractérise l’Europe centrale comme espace de rencontre entre les différentes dynamiques qui traversent le vieux continent.

Il s’agira dès lors d’envisager les conditions de cette rencontre, d’une part dans la perspective des échanges qui construisent l’aspect transnational de cet espace de diffusion, d’autre part dans la perspective de l’affrontement et de la frontière, qui ont largement déterminé les caractères géopolitiques que nous lui connaissons aujourd’hui.

C’est dire d’abord que l’indéfinition de cette région, qu’on peut appréhender simplement comme un espace oublié entre l’Est et l’Ouest, demande de l’envisager comme une entité culturelle supranationale, voire supra-politique. Au temps de la Guerre froide, les écrivains et intellectuels Milan Kundera et György Konrád virent ainsi dans l’Europe centrale (Mitteleuropa) une unité artistique qui s’inscrirait dans une certaine tradition ; revendiquant l’existence d’un espace spécifique entre Est et Ouest, Imre Kertész considère que l’« imaginaire spirituel » du monde de la littérature proposerait une véritable continuité culturelle à travers son intertextualité. Un deuxième axe sera de considérer cette région aux frontières étatiques changeantes, qui se fait à plusieurs reprises le champ de bataille de campagnes européennes, au regard des hostilités et animosités (militaires, mais aussi ethniques et sociales) qui en ont marqué l’histoire à l’âge moderne. Au croisement des mondes slaves et d’autres peuples, cet espace de friction donne également lieu à une conception originale de la frontière, des centres et des confins, comme l’Empire austro-hongrois en fournit une illustration exemplaire. Il convient enfin de mentionner les frontières extérieures de cette région, en posant la question de la délimitation de l’Europe centrale et de ses relations extérieures avec les mondes orientaux et occidentaux qui l’entourent. Les transferts extérieurs apparaissent alors comme un révélateur de l’étrangeté, des décalages mais aussi des dialogues qui s’instaurent avec les autres régions d’Europe.

Ces deux aspects esquissent ainsi les axes que l’on prévoit de suivre au cours de ces deux journées, à savoir la définition interne de l’Europe centrale comme espace culturel autonome lors de la première session, et sa conception en tant que point de rencontre privilégié des espaces culturels occidental et oriental lors de la seconde.

Contacts : Jean Boutan  jean.boutan@gmail.com
Claire Delaunay claire__delaunay@hotmail.fr; claire delaunay Claire.delaunay@paris-sorbonne.fr

Échanges et Circulations : contacts culturels et processus de transferts

Date et lieu : 27 novembre 2015,  13h30 – 18h, dans la salle de conférence de l’Institut de littérature tchèque au 3 rue Na Florenci.

Partenaires : IGK 56 (Université de Freiburg) – CEFRES – Université Charles.

Langue : La journée d’étude se déroule en anglais.

Programme

13h30 : Charlotte Krauss and Clara Royer – accueil et introduction.

Session 1. Discutante : Veronika Čapská (FHS UK)

13h45 : Tomáš Masař (FF UK) – Czech and Finnish Mutual Interactions During  the Long 19th Century.

14h15 : Nataliya Kopcha (RSUH Moscou) – Fedor Dostoevskij as a Cultural Good in Germany of the Early 20th Century: Selection, Distribution and Reception.

Session 2. Discutante : Charlotte Krauss (Université de Freiburg)

14h45 : Natalja Salnikova (Université de Freiburg) – The social and cultural life of things: Migrating household objects (Hausrat) as an identity resource.

15h15 : Monika Brenišínová (CEFRES – FF UK) – Sixteenth Century Mexican Architecture: the Circulation of Forms and Ideas Between Europe and America.

15h45 : Pause.

Session 3. Discutante : Ľuda Klusaková (FF UK)

16h15 : Katja Plachov (Université de Freiburg) – Bridges or Bulwarks? The Presentation of Soviet Russia in The Mind and Face of Bolshevsim (1926). The Author René Fülöp-Miller as an Intermediate in Soviet–Western European Relations During the Interwar Period.

16h45 : Daniela Hannová (FF UK) – Arab Communism Across Europe. Arab Communists in France and Czechoslovakia and the Limits of Cultural Transfers.

Session 4. Discutant : Christian Jacques (Université de Strasbourg)

17h15 : Cécile Guillaume-Pey (CEFRES & FMSH) – Writing from the Margins. Appropriation of Literacy and Emergence of Indigenous Movements in India and Beyond.

17h45 : Linda Kovářová (FF UK) – Cultural Transfers Between City and Countryside (so called neorurals/cultural creative individuals).

Échanges et Circulations : contacts culturels et processus de transferts

Organisatrices : Charlotte Krauss (IGK 56, Université de Freiburg) et Clara Royer (CEFRES).

Ces 30 dernières années, les recherches sur les transferts culturels – mettant en valeur les processus de sélection, de répartition et de réception – se sont avérées fructueuses. Les problématiques relatives à la responsabilité des acteurs, aux voies de communication et aux espaces de rencontres et de transferts ont pris une plus grande importance. La réinterprétation sémantique des objets culturels en tant que résultat de chaque transfert est devenue un aspect essentiel de l’analyse dans son cadre spatio-temporel. Puisque les biens culturels prennent diverses significations selon leur contexte, la notion de dépaysement peut être considérée comme un terme clé dans l’étude des transferts.

Bien que l’Allemagne et la France aient été les premiers terrains où se sont appliquées les études sur les transferts culturels, le paradigme s’est étendu à d’autres régions qui n’avaient été examinées que périphériquement (pays nordiques, Europe centrale et orientale, Amérique du sud, etc.). La recherche sur les relations interculturelles est un point commun entre le CEFRES et le Collegium international 1956 « Transferts culturels et Identité culturelle » de l’Université de Freiburg. Ce dernier se concentre sur les relations entre l’Allemagne et la Russie à partir du XVIIe siècle. La journée d’étude « Échanges et circuations » organisée en coopération par les deux institutions, en partenariat avec l’Université Charles, veut interroger les concepts théoriques des échanges culturels. Les propositions s’inscriront dans les domaines suivants :

  • la circulation des objets et des biens culturels
  • les acteurs et les réseaux des transferts culturels
  • les espaces des échanges : voyages, migrations, réseaux professionnels, etc.
  • les concepts théoriques et les méthodes du transfert

Durée des interventions : 20 minutes.

Langue : anglais.