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Jan Kremer : Recherche & CV

Les jeux numériques et leur représentation de l’histoire. Médiévalisme et culture historique

Axe de recherche 3 – Objets, traces, mises en carte : espaces au quotidien

Contact : jan.kremer(@)cefres.cz

Mes recherches portent principalement sur les représentations du passé dans les jeux numériques, la façon dont elles sont construites par les concepteurs-développeurs, et leur réception par les joueurs. En République tchèque, près de 56 % de la population joue à des jeux numériques, l’âge moyen des joueurs est de 33 ans, et plus de 30 % d’entre eux sont des femmes. Les jeux qui se déroulent dans le passé ou qui s’inspirent de l’histoire sont régulièrement en tête des ventes. Néanmoins, les médias traitent peut du contenu de ces jeux et les historiens professionnels les ont jusqu’ici ignorés. Or, des recherches récentes montrent que les jeux susmentionnés sont devenus un support de médiatisation de l’histoire influent en raison de leur interactivité, de leur performativité et de leur caractère immersif. Cette nouvelle forme d’histoire populaire reflète et influence véritablement notre culture historique, c’est-à-dire « la manière dont nous comprenons le passé, nous nous confrontons à lui et dont nous communiquons sur ce passé, dans le présent ».

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Liste des doctorants

Équipe des doctorants 2020/2021

Véronique Gruca
contact : veronique.gruca(@)cefres.cz

est doctorante à  l’Université Paris-Nanterre. Elle bénéficie d’une aide à la mobilité Jeunes chercheurs au CEFRES. Sa thèse, intitulée Chamanisme, mort et mines en Mongolie post-communiste, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES. 

Nikola Ludlová
contact : nikola.ludlova(@)cefres.cz

est doctorante au Département d’Histoire de l’Université d’Europe centrale (Central European University de Budapest).  Sa thèse, intitulée : La population Rom objet de science et des politiques d’État. Savoirs et citoyens en devenir dans l’après-guerre tchécoslovaque, 1945–1989, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES. Elle bénéficie d’une aide à la mobilité Jeunes chercheurs au CEFRES.

Ekaterina Zheltova
contact : zheltova(@)cefres.cz

est doctorante à l’Institut des études internationales à la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles. Sa thèse, intitulée : Entre Épire du Nord et Chamerie: imaginaires linguistiques sur la frontièire Albano-grècque, s’inscrit dans l’axe 3 du CEFRES.  Elle bénéficie d’une aide doctorale de la Plateforme CEFRES.

Doctorants associés au CEFRES 2020/2021

Honoré Banidjè
contact : kbanidje@gmail.com

est doctorant en histoire dans le département de Pédagogie de l’Université Charles à Prague. Ses recherches portent sur « La construction nationale au Bénin (1894-1975) à travers le prisme centre-européen » et visent à comparer les processus nationaux entre les Etats africains, principalement le Bénin, issus des mouvements décoloniaux et les Etats « successeurs » du centre de l’Europe, en l’occurrence la Tchécoslovaquie, nés de la dislocation des empires centraux.

Adrien Beauduin
contact: adrien.beauduin(@)cefres.cz

est doctorant à l’Université d’Europe centrale (CEU, Budapest). Sa thèse se penche sur les idées et les membres des partis de la nouvelle droite en Tchéquie et en Pologne et s’inscrit dans les axes 2 et 3 du CEFRES.

Astrid Greve Kristensen
contact: astrid.grevekristensen(@)cefres.cz

est doctorante à l’Université Paris-Sorbonne sous la supervision de Clara Royer. Sa thèse, intitulée : Étrangers dans un étrange pays. Les orphelins dans la littérature d’Europe centrale et le recours au Village,  contribue à l’axe 3 du  CEFRES.

Adéla Klinerová
contact : adela.klinerova(@)cefres.cz

est doctorante en cotutelle entre l’Université Charles (Prague) et l’École pratique des hautes études (Paris), sous la direction de Richard Biegel et Sabine Frommel. Sa thèse, consacrée à l’étude de la réception de l’architecture française de l’époque moderne au cours du XIXe siècle, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Mert Kocak
contact: mert.kocak(@)cefres.cz

est doctorant au Département de Sociologie et d’Anthropologie sociale de la Central European University. Sa thèse, intitulée : La gouvernance transnationale de la mobilité, de la sexualité et de l’identité genrée : l’UNHCR comme acteur principal dans la création d’une base légale pour la demande d’asile des réfugiés LGBT en Turquie, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Lukáš Kotyk
contact: lukas.kotyk(@)cefres.cz

est doctorant à la Faculté des sciences sociales de Charles University. Sa thèse est intitulée Modèle non hierarchique de projets de gouvernance.

Yuliya Moskvina
contact : yuliya.moskvina(@)cefres.cz

est doctorante à l’Université Charles de Prague, sous la direction de Paul Blokker.  Sa thèse en sociologie, intitulée : État, squat, société, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Arthur Pérodeau
contact: perodeau.arthur@gmail.com

est doctorant à l’EHESS (Paris) et à l’Université Charles (Prague). Sa thèse intitulée La chronique de Cosmas et des premiers continuateurs (XIIe -début du XIIIe siècle). La naissance d’une tradition historiographique tchèque, s’inscrit dans l’axe 3 du CEFRES.

Tereza Sedláčková
contact : tereza.sedlackova(@)cefres.cz

est doctorante à la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, sous la direction de Dino Numerato. Sa thèse, intitulée : Les multiples corps dans le contexte du système de vaccination en tant que pratique médicale, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Pascal Schneider

est doctorant à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) sous la direction de Johann Chapoutot. Sa thèse d’histoire contemporaine, intitulée : La sociologie des membres du NSDAP, le parti national-socialiste des travailleurs allemands, dans les territoires annexés du IIIe Reich (Alsace, Moselle, Eupen-Malmédy, Sudètes) de 1938 à 1944 s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Jakub Střelec
contact : jakub.strelec(@)cefres.cz

est doctorant à la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, sous la direction de Rudolf Kučera. Sa thèse, intitulée : Comment soigner la guerre ? L’évolution des études psychiatriques et leur influence sur le développement de la stabilité sociale dans les sociétés d’après-guerre (1945/1968). Comparaison des crimes « déviants » à Prague, Düsseldorf et Londres, s’inscrit dans les axes 1 et 2 du CEFRES.

Florence Vychytil-Baudoux
contact : florence.vychytil-baudoux(@)cefres.cz

est doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales, sous la direction de Nancy L. Green. Sa thèse, intitulée : Entre citoyenneté, ethnicité et politique d’exil, les logiques de l’intégration politique de la Polonia : France, États-Unis, Canada, 1945-1980, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Équipe des doctorants 2019/2020
Équipe des doctorants 2018/2019
Équipe des doctorants 2017/2018
Équipe des doctorants 2016/2017
Équipe des doctorants 2015/2016

Nouveaux doctorants au CEFRES 2021-2022

Le jury de sélection interdisciplinaire des bourses de mobilité du CEFRES a auditionné 12 candidats le 2 juin 2021. Après délibération, le jury a décidé ainsi :

Bourses « Jeunes chercheurs »

  1. Vojtech Pojar (CEU) : Experts in Post-imperial Transitions: Entanglements and Diverging Trajectories of Eugenicists between the Habsburg Empire and the Nation States, 1912–1939
  2. Agnieszka Sobolewska (Université de Varsovie) : Entre l’autoanalyse et l’autobiographie. Pratiques quotidiennes de l’écriture des premiers psychanalystes et l’importance des documents intimes pour le développement de la théorie freudienne
  3. Nikola Ludlová (CEU) : Roma as an Object of Science and State Polices. Knowledge and Citizens in the Making in Post-war Czechoslovakia, 1945–1989
  4. Véronique Gruca (Univ. Paris-Nanterre) : Des histoires de famille. Sociabilité, rituels et vie quotidienne des éleveurs bouriates en Mongolie

Bourses « Plateforme CEFRES »

  1. Jan Kremer (UK) : Digital Game as a Representation of History

Nouveaux doctorants associés 

Honoré Banidjé (UK) : La construction nationale au Bénin (1894-1975), un exemple centre européen ?
Adrien Beauduin (CEU) : Réarticulations de genre, sexualité, race et classe dans la droite radicale populiste en Tchéquie et en Pologne
Eva Kotasková (Université de Masaryk) : From Coal Mining Production to Wilderness Industry: Ethnography of Svalbard
Archipelago

Barbora Kyereko (UK) : « Cocoa is Ghana, Ghana is Cocoa »: Ethnography of Research Institute
Dusan Ljuboja (Eötvös Loránd Université) : The State, Nationalism and Pan-Slavism in the “Age of Metternich” (1815-1848) – The Case of the Serbs of Pest and Buda

AAC – Les sciences humaines et sociales à l’heure du numérique : qui est le peuple

Le 1er Séminaire doctoral francophone en ligne du Collège Européen Francophone en Sciences Humaines et Sociales, organisé dans le cadre du Projet de l’Alliance 4EU+ « Dimension Francophone »

Date : les 18-20 mars 2021

Les propositions de communication (résumés de 300-400 mots avec un titre et 2-3 références bibliographiques) sont à envoyer à seminarium.okf@uw.edu.pl avant le 18 janvier 2021. Les propositions ne doivent pas être l’objet d’un texte publié ou soumis à publication dans une revue scientifique.

Calendrier :
Date limite d’envoi de propositions : le 18 janvier 2021
Sélection des candidatures et réponse aux participants : le 8 février 2021
Séminaire doctoral : les 18-20 mars 2021
Date limite d’envoi d’articles : le 30 juin 2021
Publication : décembre 2021

Langue : français.

Participants : doctorants francophones en sciences humaines et sociales des universités de l’Alliance 4EU+ (priorité) et d’autres établissements.

Descriptif :
Le développement de l’informatique et du réseau Internet a provoqué un grand bouleversement des sociétés, de notre rapport à l’information et de nos pratiques quotidiennes. Il en est de même pour la recherche, notamment pour les sciences humaines et sociales : la « révolution numérique » a forcé à repenser les problématiques et les méthodologies de recherche ainsi qu’à en trouver des nouvelles, plus adaptées. En même temps, les repères traditionnels des activités académiques (espace, divulgation du savoir, institutions, etc.) changent diamétralement à l’échelle mondiale.

Depuis ses origines, l’informatique est un outil pour les sciences humaines et sociales, mais l’accélération de l’utilisation des techniques numériques au cours de la dernière décennie affecte profondément les pratiques et le rapport à la science aussi bien des milieux académiques que des personnes non-initiées au monde savant. Le numérique, dans son développement rhizomatique, n’est plus uniquement un outil de recherche mais devient également un objet d’étude, ainsi qu’un terrain, un instrument et une méthode (Bourdeloie, 2014). A travers la navigation hyperdocumentaire et l’accès ouvert (open access), l’impératif numérique ouvre de nouveaux types de raisonnement et des voies des connaissance. Néanmoins, ces technologies ne peuvent que démultiplier et prolonger la réflexion scientifique, sans jamais la remplacer (Wieviorka, 2013). La modélisation et la programmation informatiques permettent de visualiser et d’imager des concepts et des connaissances abstraites, mais cette production peut devenir éphémère si son application de codage devient obsolète (Grau, Hoth, Wandl-Vogt, 2019) ou en cas d’incompatibilité entre interfaces différentes (Plantin, Monnoyer-Smith, 2014). Et même si la visualisation est réussie, elle ne peut pas exister en soi sans avoir un fondement clair dans l’interprétation et l’analyse des sciences humaines (Drucker, 2011).

Nous proposons de mener une réflexion méthodologique, épistémologique et conceptuelle sur le numérique et d’effectuer des études de cas dans différents domaines de recherche appartenant à l’univers des sciences humaines et sociales, en se concentrant autour d’un thème fédérateur – le peuple. Nous invitons les propositions de réflexion concernant le peuple dans tous les sens du terme : en tant que construction politique, sociale, nationale, géographique, linguistique ou ethnique. D’une certaine façon, l’avènement du numérique dans la société a rendu visible et tangible une population (Lévy, 1997), l’enjeu est de réfléchir à la manière dont la dimension numérique impacte ces multiples constructions. A l’heure des Big Data et de l’individualisation des expériences numériques, les frontières de la notion de peuple s’effacent progressivement, notamment avec la nouvelle génération née à l’ère du numérique et qui peut être définie comme une « génération globale » (Tubella, 2015). De même, le tournant numérique permet à des milieux économiquement et socialement défavorisés d’avoir une visibilité plus forte, par exemple, à travers les pratiques liées à l’utilisation des téléphones portables (Allard, 2017). Dans les champs sociologique, ethnographique et anthropologique, il devient difficile d’utiliser uniquement une méthodologie empirique, puisqu’avec le développement des techniques d’information et de communication, l’objet d’étude n’est pas figé et se trouve en mouvement et changement permanent. Même si pour l’historien le corpus reste défini par les sources et les archives, les techniques numériques ouvrent une multiplicité des choix d’approche et des usages, qui permettent de visualiser et ancrer sa recherche, tout en exigeant une justification claire de ces choix et l’intégration de ces analyses dans un champ transdisciplinaire (Costa, 2012).

Ainsi, ce webinaire doctoral se veut ouvert et interdisciplinaire, ayant notamment pour objectif de mettre en contact de jeunes chercheurs de différentes disciplines. Cet appel déboucherait sur un webinaire francophone réunissant des réflexions et des nouvelles études sur le peuple au sens large à travers l’application des outils numériques aux SHS.

Pour plus d’informations veuillez télécharger le document suivant :

Composition du Comité de gestion 2018-2019

Membres statutaires

  • Pavel Baran, vice-président chargé de la IIIe section de l’AV ČR
  • Lenka Rovná, prorectrice responsable de la problématique européenne de l’UK
  • Jérôme Heurtaux, directeur du CEFRES

Représentants de l’UK

Représentants de l’AV ČR